5 choses à retenir avant de partir en tour du monde

Je n’ai pas encore eu l’occasion de vous en parler, mais si j’ai appelé ce blog Gobe-trotteuse, c’est bien parce que j’adore manger et voyager. Pour le côté bouffe, vous avez eu le temps de vous en rendre compte. Mais pour le côté voyage, un peu moins. Il faut dire que depuis un an, entre mon entreprise, les recettes sur le blog et mes deux déménagements, je n’ai pas eu le temps de remplir la rubrique En route. Et puis, avec le confinement, j’étais plus en mode « gobe », que « trotteuse ». (D’ailleurs, mes pantalons peuvent le confirmer ! 😉 ) Pour fêter le premier anniversaire de mon blog, j’ai décidé de vous emmener avec moi en voyage, histoire de vous faire rêver et de répondre à toutes les questions que j’ai entendues depuis ce voyage en 2011…

Je ne sais pas qui est l’œuf, qui est la poule entre la cuisine et les voyages. J’ai toujours aimé découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles cultures tout en dégustant les bonnes choses du pays ! En voyage, on marche facilement 25 km par jour avec mon homme, on fait tout à pied, je trouve que c’est le meilleur moyen de découvrir une ville. Mais il y a une chose qui est précieuse, c’est la pause petit-déjeuner/déjeuner/goûter/dîner (rayez les mentions inutiles à votre guise, perso, je fais 4 repas par jour). Mon petit plaisir dans la vie, comme en voyage, c’est de très peu préparer les choses, de me promener à l’aveugle, de discuter avec les gens (si je parle leur langue) et de me laisser porter par mon instinct, l’ambiance d’un resto et la carte s’il y en a une. Et je dois dire que je me suis rarement trompée jusqu’à présent.

Cette passion pour les voyages m’a conduit dès le collège à partir en jumelage en Angleterre, mais aussi en Espagne, puis plus tard à vivre à Séville pour passer mon master en sciences politiques, puis en vacances dans les Balkans, en Géorgie, aux Etats-Unis, en Italie, puis à Toronto, où j’ai vécu un an et demi, il y a trois ans (déjà! WTF?!). Mais le voyage qui m’a le plus marqué c’est certainement mon tour du monde.

Je suis partie avec mon sac à dos en septembre 2011 pendant un an avec mon compagnon de l’époque. Ce n’était pas vraiment un tour du monde à proprement parler, puisque je suis allée « seulement » en Asie et en Afrique. Mais nous avons traversé pêle-mêle l’Inde, le Népal, le Sri Lanka, la Thaïlande, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, la Malaisie, Singapour, le Cameroun, le Kenya, la Tanzanie, l’Afrique du Sud, le Lesotho, le Swaziland et le Mozambique. 16 pays en 12 mois ! Un voyage incroyable pour les papilles et les pupilles !

Comme c’était il y a presque 10 ans, je ne vais pas vous raconter mon voyage en détails. Ce serait trop long ! Mais je vais plutôt vous dresser un bilan de cette expérience hors du temps et en profiter pour répondre aux questions que l’on me pose souvent.

Golden Temple à Amritsar
Première étape du voyage l’Inde avec le Golden Temple à Amritsar

1. Non, un tour du monde ça ne coûte pas cher

Avant de partir en voyage, j’ai croisé énormément de personnes qui me disaient tu as de la chance de partir en tour du monde ! Alors déjà, ce n’est pas de la chance. Si tu as un CDI tu peux prendre une année sabbatique et si tu es en CDD, tu peux le quitter au terme de celui-ci et tu en retrouveras un autre à ton retour. Le mieux, c’est de négocier avec ton entreprise. Moi j’étais journaliste à La Voix du Nord, à cette époque-là, en CDD. J’ai proposé au directeur de la rédaction une chronique mensuelle à la rencontre des expatriés. La rubrique existait déjà, mais elle n’était pas incarnée. Les expatriés nordistes répondaient toujours aux mêmes types de question par mail et du coup l’article était assez froid. Mon objectif c’était de rendre cette chronique plus humaine à travers des anecdotes que les gens ne pensaient pas raconter par mail. Et en même temps de garder un lien avec le journal pour mon retour éventuel.

Certes, j’ai mis de l’argent de côté pour pouvoir partir, mais j’ai dépensé 11 000 euros pendant un an tout compris : vols, hébergement, bouffe, souvenirs… Si tu fais le calcul de ton loyer, de ton assurance voiture, de tes courses sur un an, de toutes tes dépenses superflues, je suis sûre que tu dépasses largement ce budget de 11 000 euros.

Le Taj Mahal, une sacrée claque
Le Taj Mahal, une sacrée claque. Ce monument en marbre blanc paraît tellement irréel, sorti d’un conte de fées.

2. Non, ce n’est pas dangereux de partir en tour du monde

Deuxième conseil, évite de dire à tout le monde que tu pars en tour du monde. Dans l’excitation, je me suis (un peu trop) emballée, j’en parlais à tout le monde ! Eh oui, je suis comme ça, quand je suis contente, je le dis (et quand je suis mécontente aussi). Et à chaque fois que mon interlocuteur me demandait dans quels pays j’allais me rendre, il trouvait systématiquement une anecdote horrible sur sa cousine qui s’est fait agresser en Inde, son fils volé au Cambodge ou cambriolé au Kenya, quand ce n’était pas les trois pays réunis.

Personnellement, on m’a piqué mes lunettes de vue un soir dans la rue en Inde. Et j’en avais pas d’autres. Mais j’ai pu les faire refaire en 24h le soir-même à 23h pour 20 euros et je n’ai pas eu de problème avec ces lunettes. A la réflexion, il m’est arrivé bien plus de catastrophes en France dans la rue qu’en tour du monde. Alors pars tranquille et tais-toi.

Le Sri Lanka et ses pêcheurs
Le Sri Lanka et ses pêcheurs

3. Non, tu n’as pas besoin de ta maison sur ton dos

Qui dit voyage, dit sac à dos. Et là, j’ai fait l’erreur comme tout voyageur débutant de partir avec toute ma maison sur le dos. Ne prends que le strict nécessaire : un pantalon, un short, deux tee-shirt, une polaire, un pull, un bijou si vraiment tu y tiens, un mascara et basta. Des fringues tu en trouveras toujours sur place, en plus ça te fera des souvenirs! De toute façon, ton maquillage si tu es dans un pays chaud, il va couler et les produits d’hygiène : savon, shampoing, il y en a partout donc inutile d’emmener ta grosse bouteille de Dove ou ton sèche-cheveux, comme j’ai pu voir !

Mon sac à dos pesait 16 kilos et j’en avais un petit devant qui pesait 6 kilos avec ordinateur et appareil photo. On ne va pas se mentir, quand tu pèses à peine 60 kilos, c’est ridicule de porter un tiers de ton poids sur le dos. A peine arrivée en Inde, je me suis délestée de la moitié de mes affaires. Ca a fait des heureux et moi ça m’a allégé. Donc laisse tomber, les « au cas où on campe », « au cas où il pleut »… Va à l’essentiel et puis les chambres d’hôtel en Asie ne coûtent tellement rien que ton sac de couchage tu ne vas pas t’en servir. Donc inutile de se charger, ce ne sera pas pratique pour bouger. Et bouger tu vas le faire en permanence. Ce qui m’amène au point suivant.

Une femme portant un chapeau pointu au Vietnam et de lourdes charges sur les épaules
Au Vietnam, comme dans la plupart des pays d’Asie du Sud-Est, la vie se passe dans la rue.

4. Ne prévois pas trop de pays à visiter

Avant de partir, on a pris une mappemonde et on a dressé la liste des pays que l’on aimerait visiter. Très rapidement, on est parvenu au constat qu’un mois par pays, c’est le minimum. Et 10 jours pour les plus petits pays comme le Népal, le Lesotho, le Swaziland (deux petits pays enclavés en Afrique du Sud) et Singapour, c’est suffisant. Eh bien à la réflexion, je crois que je ferais encore moins de pays. Ou que je partirais moins longtemps. Je vais être franche à la fin, changer de chambre tous les 4/5 jours, de pays, de monnaie, de langues tous les mois, c’est épuisant. Loin de moi l’idée de cracher dans la soupe. C’était génial ce voyage, mais je pense que partir six mois serait plus judicieux qu’un an.

Nous étions tellement fatigués de bouger vers la fin de notre séjour qu’au lieu d’aller en Amérique en Latine, nous sommes allés au Mozambique sur les conseils de voyageurs rencontrés en Afrique du Sud et nous sommes restés deux mois au même endroit, dans un magnifique petit village de pêcheurs dénommé Tofo où l’on s’est fait des amis incroyables. Si tu veux découvrir ce pays, je te conseille d’aller chez Giani et Stefi qui tiennent un petit hôtel de six chambres Baia Sonambula. Un hôtel où j’ai travaillé pendant quelques semaines. Ce qui me conduit à un autre point.

Baie Sonambula à Tofo au Mozambique, un petit hôtel face à l'océan Indien
Baie Sonambula à Tofo au Mozambique, un petit hôtel face à l’océan Indien

5. Laisse-toi porter par le voyage

C’est bien de prévoir, de faire la liste de ce qu’il y a à voir dans chaque pays, mais laisse-toi porter par le voyage. Au début, on restait deux jours, trois maximum dans une ville et rapidement, nous avons ralenti le rythme pour PROFITER ! Ca sert à quoi de partir en voyage si c’est pour courir comme le reste de l’année quand tu bosses ? Certes, je n’ai pas visité l’Amérique latine, mais je ne regrette pas, ce continent est toujours là, j’ai encore tout le reste de ma vie pour le visiter… (Enfin quand on pourra revoyager!) Alors enjoy l’instant présent ! On n’a qu’une vie, autant en savourer chaque bouchée !

Les petits tabourets de l'Asie du Sud Est ! Il vaut mieux ne pas être trop grand !
Les petits tabourets de l’Asie du Sud Est ! Il vaut mieux ne pas être trop grand !

Voilà, j’espère que ce petit résumé t’aura aidé/donné envie de partir (quand on pourra). Cela reste une merveilleuse expérience, j’ai tellement de saveurs, d’images qui me reviennent en tête de ce voyage que c’est impossible d’en parler en détails ! C’est une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie ! N’hésite pas si tu as des questions, je serais ravie de t’aider !

Et pour finir, voici un petit florilège des innombrables photos que j’ai gardées de ce voyage… Histoire de nous faire voyager en cette période de pandémie !